De quels ingrédients faut-il se méfier en priorité ?

Il n’est pas question ici de créer un annuaire ou un décodeur de liste INCI, d’autres sites le font déjà très bien. Il s’agit surtout de recenser les groupes d’ingrédients qui peuvent être problématiques avec quelques astuces pour apprendre à les reconnaitre sans se noyer sous une information trop scientifique ! Bonne idée slow: observer les 5 premiers ingrédients de la liste INCI, car ils représentent souvent +/- 70% de la formulation. Si les ingrédients ci-dessous y apparaissent, il faut en tirer les conclusions nécessaires !

Les perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés

 

Les filtres chimiques à UV : utilisés dans les crèmes solaires, vernis à ongle et autres produits cosmétiques, ces molécules chimiques ont un effet de perturbation endocrinienne avérée.

  • Les reconnaître : le nom Benzophenone, oxybenzone, ethylhexyl methoxycinnamate, 4-methylbenzylidene camphor.

 

Le triclosan : cet antibactérien largement répandu des les produits d’hygiène (savons, dentifrices, déodorants) est un perturbateur endocrinien et peut altérer l’activité musculaire, en particulier celle du cœur.

 

Les parabènes : largement médiatisés, ces conservateurs sont des perturbateurs endocriniens avérés et susceptibles de provoquer des troubles de la reproduction.

  • Les reconnaître : terminaisons en –paraben.  Attention, « sans parabens » ne signifie par pour autant qu’il n’y ait pas d’autres conservateurs potentiellement toxiques tels que le phénoxyéthanol, fréquemment utilisé comme substitut.

 

Les alkylphenols : présents dans plusieurs cosmétiques (shampoings, gels douches, mousse à raser, etc.) les alkylphenols sont suspectés de perturber l’équilibre des hormones productives et de réduire le nombre de spermatozoïdes.

  • Les reconnaître : le nom Nonylphenol et tout nom composé à partir de Nonoxynol

 

Les ethers de glycol : le plus commun est le phénoxyethanol, utilisé comme conservateur. Par principe de précaution, l’Agence Nationale de Sécurité de Médicament à fait une recommandation auprès de la Commission Européenne de faire interdire cette substance dans les produits destinés aux moins de 3 ans.

 

Les libérateurs de formaldéhyde : le formaldéhyde est aujourd’hui classé allergène et cancérigène mais qu’en est-il des ingrédients qui libèrent du formaldéhyde, au contact de l’eau ? (rappelons que les cosmétiques sont en grande partie à base d’eau !)

  • Les reconnaître: Quaternium 15, Quaternium 18, Polyquaternium 10, DMDM Hydantoin, Chlorphenesin, Diazolidinyl uurea, Methylisothiazolinone ...)

 

Les phtalates : principalement présents dans les vernis à ongles et les parfums, les phtalates ont des effets sur le développement des organes sexuels ainsi que la production de testostérone chez l’homme. Même s’il ne reste qu’un seul phtalate encore autorisé dans les cosmétiques (le DIETHYL PHTALATE), les phtalates sont présents dans certains emballages en plastiques.

  • Les reconnaître : le nom diethyl phtalate, ou tout composé à partir de Phthalic acid. Attention aux phtalates qui peuvent être cachés sous le terme générique Fragrance, présent dans les parfums, mais aussi dans un grand nombre de produits cosmétiques. Pour éviter toute confusion, privilégiez des parfums 100% d’origine naturelle ou bien certifiés par un label biologique.

 

Les silicones : elles sont utilisées pour apporter une douceur et une «glisse» supplémentaire aux cosmétiques. Néanmoins, elles ne nourrissent pas la peau et surtout, elles mettent des centaines d’années à se dégrader dans l'environnement ! L’un d'eux a révélé des effets de perturbation endocrinienne : le cyclopentasiloxane.

  • Les reconnaître: terminaisons en -one ou -ane : dimethicone, cyclohexasiloxane...

 

Les autres substances à risques

 

 

 

 

En partenriat avec Slow Cosemtique ®

Fondé en 2012, le mouvement Slow Cosmétique® rassemble les consommateurs qui veulent consommer la beauté autrement. Moins, mais mieux. La Slow Cosmétique est une démarche écologique et éthique fondée sur une volonté commune de promouvoir un mode de consommation naturel, sain et raisonnable de la cosmétique. « L’impact écologique et psychologique de la cosmétique actuelle est très lourd pour la planète, pour notre portefeuille et pour notre état d’esprit. Face à ce constat, certains se disent qu’une autre cosmétique est possible.»Julien Kaibeck, Fondateur de la Slow Cosmétique

 

Source : oOlution, les 13 perturbateurs endocriniens à éviter dans nos cosmétiques. 

 

Crédit photo 

Photo 1 :  Hildablue

http://hildablue.com/2010/03/25/inci-for-dummies/

photo 2 : Oolution

http://www.oolution.com/bloog/blog/tag/perturbateurs-endocriniens/