La pollution de l’air interieur

Nous passons en moyenne 22 heures sur 24 en espace clos, L’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité. En effet, les sources de pollution dans les logements sont nombreuses. C’est ce que l’on appelle la pollution de l’air intérieur. Si votre logement n’est pas suffisamment aéré, les polluants s’accumulent, en particulier l’hiver, lorsque l’on ouvre moins les fenêtres. Cette pollution peut avoir des effets sur la santé : allergies, irritations des voies respiratoires, des yeux ou de la peau, maux de tête voire intoxications. Réduire les risques pour la santé est possible. Chacun peut agir pour les limiter.

En quoi cela me concerne-t-il ?

 

Les substances présentes

Votre literie contient des substances que vous pouvez inhaler en dormant. Ainsi, votre matelas adoré peut contenir :

-     une dizaine de composés organiques volatils (COV)

-     des acariens

-     des phtalates

-     et des retardateurs de flammes dont certains sont connus pour être toxiques.

 

Plus précisément, trois substances sont jugées prioritaires par la communauté scientifique :

 

  • le formaldéhyde, substance irritante pour le nez et les voies respiratoires émise notamment par certains matériaux de construction, le mobilier, certaines colles, les produits d’entretien… ;
  • le benzène, substance cancérigène issue de la combustion (gaz d’échappement notamment) ;
  • le dioxyde de carbone (CO2), représentatif du niveau de confinement, signe d’une accumulation de polluants dans les locaux.

 

Les risques liés à ces substances

Les acariens sont présents dans les lieux où ils trouvent à manger (poussière) et là ils peuvent se rerpoduire (humidité), le lieux parfait pour eux est donc la literie (matelas, sommiers, couettes et oreillers). La conséquence principale est chez les patients allergiques causant asthme, rhinite (écoulement nasal, éternuement), allergie oculaire ou conjonctivite.

Les COV peuvent provoquer des irritations de la peau, des muqueuses et du système pulmonaire, des nausées ainsi que des maux de tête.

 

C’est quoi le problème ?

 

L’air de nos logements est souvent plus pollué que l’air extérieur. la faute aux matériaux de construction et de décoration d’origine naturelle ou synthétique qui libèrent plus ou moins rapidement des substances chimiques parfois susceptibles de causer des problèmes de santé. De nombreux polluants sont présents dans l’air de nos habitations, en concentration parfois élevée, comme le monoxyde de carbone (CO), des composés organiques volatils (COV), les phtalates, les particules fines, le formaldéhyde, les moisissures et les allergènes.

 

Les produits où on trouve la substance

De nombreux objets de notre quotidien peuvent polluer l’air intérieur comme : les moquettes et revêtements de sols, le tabagisme, les produits de bricolage, l’humidité, les bougies parfumées, les poils d’animaux….

Les sources de pollution de l’air intérieur peuvent être classées en trois grandes catégories :

-     les polluants physiques (fibres, amiante)

Présence à cause d’un mauvais fonctionnement de la ventilation avec insuffisance d’apport d’air neuf

-     les polluants chimiques (COV, pesticides, …)

Proviennent principalement des matériaux de construction mais aussi des produits d’entretien par exemple

-     les polluants biologiques (acariens, moisissures, …)

Ce sont les moisissures qui apparaissent en raison d’un trop fort taux d’humidité

 

Les sources de pollution de l’air intérieur sont donc multiples mais elles restent dans la plupart des cas liées au bâtiment, à l’équipement et au mobilier ainsi qu’à un mauvais entretien et une mauvaise aération.

 

 

Les problèmes que cela pose

Les effets sur la santé vont d’une simple gêne à des pathologies touchant principalement le système respiratoire : maux de tête, irritations des voies respiratoires, allergies... La relation entre l’exposition à des substances présentes dans l’air intérieur et les effets sur la santé est désormais établie (fumée de tabac, amiante…). Des appareils à combustion défectueux peuvent également émettre du monoxyde de carbone ou d’autres polluants comme l’oxyde d’azote provoquant des troubles respiratoires. Les COV à l’intérieur sont 2 à 10 fois plus concentrés que dans l’air extérieur. ces derniers sont à l’origine d’irritations des yeux et des voies respiratoires et certains sont mêmes classés « cancérogènes certains » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). De même, les moisissures et les composés qu’elles libèrent sont reconnus comme pouvant engendrer des pathologies allergiques, de l’asthme ou des irritations respiratoires.

 

Les solutions pour se protéger

 

Quelques gestes simples pour me protéger

Pas besoin d’être chimiste pour vivre sans s’intoxiquer ! Suivez juste ces quelques recommandations[1] :

-       Dans votre chambre, n’attendez pas que ca sente la salle de mini foot pour aérer ! Au moins 30 minutes par jour (et c’est aussi valable pour les autres pièces). 10 minutes de fenêtres grandes ouvertes suffisent pour renouveler l’air d’une pièce.

-       Pour que votre lit reste un lieu accueillant (on ne sait jamais quand ça arrive), nettoyez régulièrement vos draps tous les 15 jours, votre couette et vos oreillers tous les 3 mois, ca peut servir !

-       laissez les aérations (VMC) fonctionner ! Elles sont là pour permettre à l’air de circuler, réduire l’humidité et éviter une atmosphère trop confinée.

-       si ca vous arrive de faire le ménage (ou pire, du bricolage ou de la cuisine), ouvrez grand vos fenêtres !

-       Une soirée chez vous avec des potes fumeurs ? On pense à aérer plus longtemps car les vapeurs toxiques de la fumée de tabac se propagent facilement et persistent longtemps.

 

 

Je consomme mieux

Produits de nettoyage :

N’en mettez pas trop ! Leur efficacité n’en sera pas plus grande. Alors, respectez les doses indiquées et utilisez des produits labellisés NF Environnement ou Eco-Label Européen. Ou profitez d’un dimanche en famille pour vous renseigner sur les trucs de grand-mère (vinaigre blanc, savon de Marseille, bicarbonate de soude, …)

Chercher l’étiquette « santé environnementale » sur les produits de construction et de décoration

 

 

Cette étiquette indique le niveau d’émission du produit en polluants volatils. Il est indiqué par une classe allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions).

 

Je creuse le sujet

Site de référence : http://www.oqai.fr

http://www.appa.asso.fr/national/Pages/article.php?art=359

 

A retenir :

 

  • Nous passons en moyenne 80 % de notre temps à l’intérieur. (habitation, salles de classe, lieu de travail, magasins, voiture... )
  • L’air que nous respirons à l’intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l’air du dehors.
  • Près d’une personne sur cinq déclare avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l’air intérieur sur sa santé ou celle de son entourage[2]
  • De manière générale, en France, on évalue le coût de la mauvaise qualité de l’air intérieur entre 10 et 40 milliards d’euros par an (Source : EnVIE, programme européen sur la qualité de l’air intérieur – www.envie-iaq.eu)

 

 




[2]  Source : baromètre santé environnement 2007, INPES

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